22 novembre 2008
Martine Premier secrétaire!!
ça y est, Martine est élue, le PS est ancré à Gauche.
Certes, la victoire est serrée. Mais les militants ont parlé. Il faut respecter leur vote, c'est ce à quoi s'était engagée Ségolène Royal. L'intox a circulé tout au long de la soirée, donnant Ségolène en tête, certains ségolénistes membres de la direction du parti faisant suivre de telles infos parmi les journalistes...L'information passe... Mais on apprend quelques temps après, après avoir commencé à déprimer, qu'en fait depuis le début les résultats sont à 50-50, avec Martine légèrement au-dessus depuis le début. Enfin les résultats de la métropole tombent, Martine est en tête de 400 à 500 voix. A la Fédération du Nord, la joie se voit sur tous les visages, Martine a gagné..."Le Chiffon rouge", puis l'Internationale sont lancés, tout le monde sourit, pleure tellement la soirée fut stressante et tendue, tant les résultats étaient serrés...Les militants s'embrassent, se prennent dans les bras, la convivialité est palpable dans cette Fédé.
Martine obtient un très bon score dans sa Fédé, le Nord. Quoi de plus normal? C'est sa Fédé, le Nord, qui a vécu des épreuves difficiles et département dans lequel le social est au coeur de tout projet...Martine fait donc un excellent résultat dans le Nord...Ségolène, fait également un très bon score dans sa Fédé des Deux-Sèvres, cette fois il n'y a pas de problème, c'est normal... Dans le Nord, deux camarades ségolénistes surveillaient les votes avec Gilles Pargneaux, notre Premier fédéral, ils ont tous deux validé les votes...Alors pourquoi les contester? Parce qu'on a perdu, c'est dur, d'autant plus quand les scores sont si serrés. Mais la victimisation sied bien à certains camarades, qui ont, au moins en partie, basé leur campagne sur ce thème...
L'incident est clos. Les militants ont parlé, François Hollande indique que le résultat est connu et doit être validé, tandis que les partisans de Ségolène, comme JM Ayrault ou même JN Guérini, appellent au rassemblement autour de Martine. Ils ont perdu, maintenant il faut avancer. Les Français attendent les socialistes, il nous faut dès à présent nous remettre au travail, pour s'opposer à la politique de Nicolas Sarkozy, qui casse sur tous les fronts, notamment les services publics et, comme le dit Martine, ceux-ci sont "le patrimoine de ceux qui n'ont rien". Nous devons donc nous opposer, mais aussi proposer, préparer un projet alternatif à celui de la droite. Pour cela, il faut arrêter la division, elle ne peut servir qu'à la droite, que ce soit l'ump ou le modem.
Avec Martine Première Secrétaire, le Parti restera donc bien ancré à gauche, c'est ce qu'il y a de plus important: le Parti reste socialiste.
En tant que militante MJS, je ne peux que m'en féliciter, connaissant certaines volontés de Ségolène au sujet de cette orga: le MJS étant autonome, et donc ne lui étant pas acquis, il faut le contrer, donc créer la ségosphère...Ce n'est pas ma vision de la politique: l'autonomie du MJS est essentielle, le contourner par l'extérieur n'est pas le respecter, de même que contourner le Parti par désirsdavenir n'est pas le respecter. Voilà pourquoi, entre autres, je ne peux que me réjouir de l'élection de Martine au premier secrétariat du Parti.
17 novembre 2008
Petite mise au point sur le Congrès de Reims
Un peu de sérieux...mon ressenti de retour du 75e Congrès du PS à Reims...
C'était un grand moment militant, vraiment enrichissant.
D'après ce que j'ai pu voir, lire, entendre dans les médias, ce que j'ai pu ressentir sur place à ce Congrès est très différent...
D'abord, on ne nous parle que de batailles de personnes. C'est faux. Ce Congrès a vraiment été un Congrès politique. Mon parti, le Parti Socialiste doit vraiment être fier de sa démocratie interne, c'est le seul, comme le rappelait François Hollande, qui a su inventer les contributions et les motions, objets de débats passionnés durant nos Congrès. On nous dit qu'il y a trop de contributions et de motions, que c'est chacun pour soi et que personne ne veut lâcher quoi que ce soit. Là encore, c'est faux. Si chacun s'exprime, c'est plutôt une richesse à mon goût. On avait 21 contributions, il reste 6 motions, c'est donc qu'il y a eu rassemblement entre-deux. Il reste trois candidats, il y a eu, là encore, rassemblement. On peut être tout de même déçu qu'il n'y ait pas eu de rassemblement plus large, de majorité qui ait émergé de ce Congrès. C'est dommage. Il y avait désaccord sur le fond avec la motion E, comme l'ont expliqué les autres motions, qui ne pouvaient donc pas faire d'accord avec Ségolène Royal. C'est un désaccord sur le fond, pas entre des personnes. Jusqu'au bout, lors de la Commission des résolutions, les représentants des différentes motions ont tenté de s'accorder sur un même texte.
Cela n'a pas été possible. Les motions A, C et D, qui s'accordaient sur de nombreux points, ont alors tenté un rassemblement. Un texte a émergé de ce travail. Il n'a malheureusement pas pu être signé, faute d'accord sur un candidat. C'est à ce seul niveau qu'il y a eu un problème sur le "dispositif humain", comme dit Bertrand: il n'a pas été possible de trouver un candidat de consensus. Deux candidats se sont présentés: Benoît Hamon et Martine Aubry. C'est dommage. Mais il faut respecter les choix de chacun.
Ségolène, arrivée première, se présente aussi au premier secrétariat du PS, ce qui est légitime. Le problème reste que si elle est élue, elle ne disposera d'aucune majorité, ses partisans seront minoritaires au Conseil National et alors, le PS sera ingouvernable.
Dans ce contexte, Bertrand a choisi de soutenir Martine, quoi de plus normal après qu'ils aient rédigé un texte commun, même s'il n'a pas été signé?
Ce n'est pas une histoire d'égo, de personnes ou de TSS--Tous Sauf Ségo--qui régit ce soutien, c'est bien un accord politique, une question de projet et de ligne politique sur lesquels ils s'accordent.
Et ça ne peut pas être un TSS puisque Benoît, premier signataire de l'une des 4 motions arrivées en tête, se présente également.
Un texte signé n'est pas sorti de ce Congrès. C'est regrettable mais pas autant catastrophique que ce que les médias veulent nous faire croire. Jeudi, et sans doute vendredi lors d'un deuxième tour, les militants trancheront. Ils choisiront leur premier secrétaire et donc la ligne politique qui leur semblent la plus cohérente et la plus à même de représenter l'identité du Parti.
Alors arrêtons avec les histoires de conflits de personnes, ce Congrès n'est pas Rennes, c'est Reims et ce fût vraiment un grand moment militant.
Le PS est vraiment un véritable parti politique, comme a pu le démontrer la qualité des discours durant ces trois jours. Nous avons vraiment de grands orateurs dans ce Parti, qu'il s'agisse de Laurent Fabius, de Bertrand Delanoë, de Martine Aubry, de Benoît Hamon, de Vincent Peillon, de François Hollande, et d'autres encore.
C'est une grande richesse pour notre Parti, qui permet de vrais débats entre nous, socialistes, mais également à l'extérieur, car il faudra être partout après ce Congrès, Sarkory fait mal, il continue "à casser, à casser, à casser", comme l'explique Martine. A la fin de ce Congrès, le Parti sortira grandi, uni derrière une majorité que tout le monde respectera. Uni pour combattre la droite et défendre les Français.
C'est, ce qui me semble, est ressorti de ce Congrès: sur le fond, durant ces débats: un ancrage à gauche et un renouvellement et surtout, la nécessité de l'unité du Parti pour contrer la droite. Et non pas, comme on veut nous le faire croire, encore une fois, une stérile bataille de personnes.
Faire partie du service d'ordre a vraiment été un expérience pour moi, que j'espère revivre. Cela m'a ouvert les portes du Congrès, de voir de l'intérieur comment ça se déroulait et de vivre un grand moment politique avec des camarades. Si j'avais un devoir de neutralité et ne pouvais donc pas applaudir après les discours qui me semblaient les plus politiques, les plus intéressants, cette présence en tant que membre su SO m'a permis de voir ce Congrès de l'intérieur, en direct, et surtout de ressentir vraiment ce qui s'était réellement passé sans l'écran des médias, et de me rendre compte de l'écart qu'il peut y avoir entre ce qu'on voit dans les médias et ce qui se passe réellement...
De retour de Reims
Encore et toujours ridicule...
que trouve-t-on dans les médias en rentrant de Reims? une interview sur France 2 qui n'a gardé que ma phrase non française et sur lefigaro.fr, une photo où, poussée par les journalistes d'un côté et le service d'ordre qui les retient à côté, j'apparais comme faisant une grosse grimace à Ségolène.
Je tiens à préciser que si je ne suis pas d'accord avec la vision de la politique de Ségo, ni sur sa ligne politique, cette grimace n'était pas faite exprès, je respecte mes camarades...
et de toute façon, en tant que membre du service d'ordre, c'est-à-dire de bénévole du parti, je me devais d'être neutre, donc je n'aurais pas fait de grimace comme ça!...
01 juin 2008
petite réflexion
quelques phrases prises dans une interview pour le Parisien d'Adeline Hazan, maire de Reims et proche de Martine Aubry...une petite phrase un peu drôle, mais qui montre bien les conceptions opposées de la politique qui existent au PS, ce que confirme volontiers la deuxième citation...: ces conceptions diffèrent notamment de par la place laissée au débat de fond, aux propositions, à l'exposition d'une vision...
LP: Elle n'a pourtant
jamais
caché une certaine allergie
à la personne et aux idées
de Royal...
AH:Il est clair que ce n'est pas franchement son modèle en politique !
AH: La contribution sur laquelle nous sommes en train de travailler n'est pas une contribution contre quelqu'un, c'est vraiment une contribution de fond.
une phrase de Martine concernant le libéralisme:
«la soi-disant liberté individuelle est devenue de l'égoïsme et de l'individualisme, la soi-disant concurrence du marché est devenue la loi du plus fort, porteuse d'inégalités».
et une phrase sur la démocratie participative:
«donner une vision et un sens, et pas demander aux Français tous les matins ce qu'ils pensent ou leur dire ce qu'on croit qui va leur plaire».
en conclusion, Martine Aubry se dit "fière d'être de gauche", ce que certains oublient parfois...être de gauche signifie partager certaines valeurs bien précises, et non pas courir constamment après la droite et vouloir s'approprier ses idées...
30 mai 2008
Le congrès se prendra-t-il par la Gauche?
Article de Libé, 29 mai 2008

Le positionnement de NPS pour ce congrès (cf le site Reconquêtes)
Sur le boulevard antilibéral, quand Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se crêpent le chignon sur «libéralisme et socialisme», la gauche du PS reprend du poil de la bête. Ses chefs de file, l’eurodéputé Benoît Hamon et l’ancien ministre Henri Emmanuelli, ont jugé hier la polémique «surréaliste» et «archaïque» au moment ou «la crise financière, alimentaire et énergétique» marque «un renversement de cycle». Les voilà donc en piste pour construire un «rassemblement à vocation majoritaire» au PS qui tire les «leçons de l’échec du libéralisme».
«Ringard». La contribution de leur courant, le Nouveau Parti socialiste (NPS), au congrès de Reims en novembre se veut une «offre politique distincte de la ligne partagée par Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», a expliqué Benoît Hamon, 41 ans, flanqué de deux porte-parole de moins de 30 ans : Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Façon aussi «d’incarner le renouveau et la respiration à l’intérieur du PS» face au «monolithisme générationnel» des deux présidentiables.
Si l’aile gauche la joue modeste - «nous n’avons pas la prétention d’incarner l’alternative» -, il s’agit bien d’engranger sur la «déception des militants» face «à la querelle, au jeu de ping-pong entre Royal et Delanoë , a assuré l’eurodéputé. Je n’ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l’autre». Après les avoir renvoyés dos à dos et dénoncé «le haut niveau d’improvisation que l’on entend à la droite du PS». «Il n’y a pas beaucoup d’audace, dans les contributions de l’un ou de l’autre, à nous régurgiter des solutions expérimentées dans les années 90», a-t-il ajouté. Taclant le «blairisme parfaitement ringard» de Delanoë pour qui «le passé de la social-démocratie européenne ferait office d’avenir pour le PS», Hamon a invité les socialistes «à rompre avec le discours CSP ++».
Elargir. Vocation majoritaire oblige, le NPS se recentre. Dénonçant un «discours du sacrifice insupportable» demandé aux classes populaires et moyennes, Hamon a prôné de «l’imagination pour penser de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs sans tomber dans le Grand Soir». Pour élargir son audience, le courant ne lorgne pas sa gauche : l’eurodéputé a renvoyé le sénateur Jean-Luc Mélenchon à «ses barbelés autour de la vraie gauche». Des discussions ont lieu, notamment avec les «reconstructeurs», amis de DSK, de Fabius et de Montebourg, avec Martine Aubry, «dont les mots sont doux à nos oreilles», a reconnu Benoît Hamon. Sauf que pour le NPS le «tout sauf Ségolène ou le tout sauf Delanoë ne peut être le ciment» d’un rassemblement majoritaire.
Reste à convaincre les militants que le congrès se prendra par la gauche.






