22 juin 2008
Des images de Berlin...
Au programme:
samedi 7 juin:
"Rundgang": visite du centre historique de Berlin, en particulier: Unter den Linden, Pariser Platz, Brandenburger Tor, Rot Rathaus...
soirée libre--> visite du Checkpoint Charlie, des restes du Mur dans la ville...
dimanche 8 juin:
journée à Potsdam: visite du parc du Château de Sans-Souci, du quartier hollandais, du quartier russe (Alexandrovka)...
lundi 9 juin:
visite du Jüdisches Museum (musée juif), de l'Holocaust Mahnmal, de l'ex-centrale de la STASI à Hohenschönhausen
mardi 10 juin:
journée au Wannsee (plus grand lac de Berlin): visite du Haus am WAnnsee, villa où fut décidé le 20 janvier 1942 la "Solution finale", promenade dur les berges du Wannsee, croisière sur les lacs, soir: théâtre (première de M le Maudit)
mercredi 11 juin:
vivite du bâtiment du Bundestag, exposé sur le fonctionnement des institutions, visite de la coupole, rencontre avec un député SPD (M. Ditmar Staffelt) puis quartier libre
soirs: bars, pubs, promenades...
des photos dans l'album!
Réclamations...
Une blague en réaction à l'actualité...qui laisse réfléchir quant à la condition des femmes...
17 juin 2008
Travailler moins pour travailler tous et vivre mieux
Un article du MJS concernant la mobilisation de ce jour
Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient la mobilisation des salariés du 17 juin 2008 sur la durée légale du travail et les retraites . Les mesures annoncées par le gouvernement menacent des décennies de conquêtes sociales, hypothèque l’avenir d’un modèle social solidaire, en même temps qu’il méprise le dialogue social.
En autorisant des accords entre partenaires sociaux permettant le dépassement du quota légal d’heures supplémentaires hebdomadaires dans les entreprises, le gouvernement enterre les 35 heures et casse la durée légale du travail, fruit de près d’un siècle de combats et de dialogue. La France revient à une situation antérieure à la loi du 23 avril 1919 qui installait la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures .
Le MJS dénonce également la signature du gouvernement de la directive européenne qui autorise les salariés à travailler jusqu’à 65 heures par semaine. Le droit du travail devient un no man’s land juridique où le patron est seul maître du temps de travail des salariés . Cette politique oblige les salariés à travailler plus, n’augmente pas les salaires et n’encourage pas l’emploi des salariés qui en sont privé.
S’agissant des retraites, le gouvernement reste sourd aux revendications du mouvement social et s’entête à ne proposer que l’augmentation du nombre d’annuités cotisées . Il feint d’ignorer le chômage des seniors, les difficultés d’insertion des jeunes, la faiblesse des salaires et des pensions. D’autres solutions existent : suppression d’exonérations de cotisations, augmentation des cotisations, modulation en fonction de la pénibilité du travail .
En ignorant les partenaires sociaux, le gouvernement fait la preuve de son mépris du dialogue social et dévoile la vraie nature de ses intentions : casser toutes les protections sociales quelle qu’en soient les conséquences pour le plus grand nombre.
Le MJS défend une autre voie pour lutter contre le chômage, la précarité et pour le progrès social : celle du travailler moins pour travailler tous et vivre mieux .
14 juin 2008
De retour de Berlin!
Un séjour super, bien ensoleillé...plein de souvenirs!
des images et explications dans une semaine, quand je serai vraiment en vacances!
13 juin 2008
immigration
Un article paru dans la rubrique "Rebonds" de Libération ce jour, au sujet de la directive retour, ça fait réfléchir...
«Je fais appel à la conscience des députés européens…»
Evo Morales Ayma président de la République de Bolivie.
QUOTIDIEN : vendredi 13 juin 2008
Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe était un continent d’émigrants. Des dizaines de millions d’Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes.
Aujourd’hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite «directive retour». Ce texte, validé le 5 juin par les ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen. Je perçois qu’il durcit de manière drastique les conditions de détention et d’expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.
Les Européens sont arrivés dans les pays d’Amérique latine et d’Amérique du Nord, en masse, sans visa ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent. Nos pays du continent américain absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l’Amérique. Comme par exemple notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.
Aujourd’hui, l’Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d’espace de prospérité et de libertés publiques. L’immense majorité des migrants y viennent pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l’Union Européenne.
Pour nous, nos émigrants représentent l’aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l’objectif minimum de 0,7 % du PIB d’aide au développement. L’Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars (43,7 milliards d’euros) de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars (193 milliards d’euros), qui dépassent les 104 milliards de dollars (67 milliards d’euros) octroyés au nom de l’aide au développement. Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 % de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars, 0,7 milliard d’euros), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.
Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du tiers-monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d’œuvre qualifiée en laquelle, d’une manière ou d’une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.
Il est regrettable que le projet de «directive retour» complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d’Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d’un enfermement des migrants sans papier jusqu’à dix-huit mois avant leur expulsion - ou «éloignement» selon le terme de la directive. dix-huit mois ! Sans procès ni justice ! Tel qu’il est le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Et en particulier l’article 13 qui énonce :
«1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat.
2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.»
Et, pire que tout, il existe la possibilité d’emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l’immense majorité travaille et s’intègre depuis des années ?
De quel côté est aujourd’hui le devoir d’ingérence humanitaire ? Où est la «liberté de circuler», la protection contre les emprisonnements arbitraires ?
Parallèlement, l’Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un «Accord d’association» qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu’imposent les Etats-Unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la «protection juridique», on nous reproche notre processus de nationalisation de l’eau, du gaz et des télécommunications réalisés le jour des Travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la «sécurité juridique» pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ?
Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement… Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.
Dans ces conditions, si cette directive retour devait être approuvée, nous serions dans l’impossibilité éthique d’approfondir les négociations avec l’Union européenne et nous nous réservons le droit d’imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l’avions pas exercé jusqu’à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l’UE.
Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d’importantes difficultés globales : le réchauffement, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu’augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu’ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n’est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l’Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.
Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l’Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d’Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la «directive retour». Telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est une directive de la honte.
J’appelle aussi l’Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l’homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l’énorme dette historique, économique et écologique que les pays d’Europe ont envers une grande partie du tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l’Amérique latine. Vous ne pouvez pas faillir aujourd’hui dans vos «politiques d’intégration» comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.
Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. Et en particulier notre solidarité envers tous les «clandestins».
01 juin 2008
petite réflexion
quelques phrases prises dans une interview pour le Parisien d'Adeline Hazan, maire de Reims et proche de Martine Aubry...une petite phrase un peu drôle, mais qui montre bien les conceptions opposées de la politique qui existent au PS, ce que confirme volontiers la deuxième citation...: ces conceptions diffèrent notamment de par la place laissée au débat de fond, aux propositions, à l'exposition d'une vision...
LP: Elle n'a pourtant
jamais
caché une certaine allergie
à la personne et aux idées
de Royal...
AH:Il est clair que ce n'est pas franchement son modèle en politique !
AH: La contribution sur laquelle nous sommes en train de travailler n'est pas une contribution contre quelqu'un, c'est vraiment une contribution de fond.
une phrase de Martine concernant le libéralisme:
«la soi-disant liberté individuelle est devenue de l'égoïsme et de l'individualisme, la soi-disant concurrence du marché est devenue la loi du plus fort, porteuse d'inégalités».
et une phrase sur la démocratie participative:
«donner une vision et un sens, et pas demander aux Français tous les matins ce qu'ils pensent ou leur dire ce qu'on croit qui va leur plaire».
en conclusion, Martine Aubry se dit "fière d'être de gauche", ce que certains oublient parfois...être de gauche signifie partager certaines valeurs bien précises, et non pas courir constamment après la droite et vouloir s'approprier ses idées...






