Vivre dans l'Opposition...

"Le mot "résister" doit toujours se conjuguer au présent " , Lucie Aubrac

30 mai 2008

Le congrès se prendra-t-il par la Gauche?

 

 

Article de Libé, 29 mai 2008

Le positionnement de NPS pour ce congrès (cf le site Reconquêtes)

Sur le boulevard antilibéral, quand Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se crêpent le chignon sur «libéralisme et socialisme», la gauche du PS reprend du poil de la bête. Ses chefs de file, l’eurodéputé Benoît Hamon et l’ancien ministre Henri Emmanuelli, ont jugé hier la polémique «surréaliste» et «archaïque» au moment ou «la crise financière, alimentaire et énergétique» marque «un renversement de cycle». Les voilà donc en piste pour construire un «rassemblement à vocation majoritaire» au PS qui tire les «leçons de l’échec du libéralisme».

«Ringard». La contribution de leur courant, le Nouveau Parti socialiste (NPS), au congrès de Reims en novembre se veut une «offre politique distincte de la ligne partagée par Ségolène Royal et Bertrand Delanoë», a expliqué Benoît Hamon, 41 ans, flanqué de deux porte-parole de moins de 30 ans : Razzye Hammadi et Bruno Julliard. Façon aussi «d’incarner le renouveau et la respiration à l’intérieur du PS» face au «monolithisme générationnel» des deux présidentiables.

Si l’aile gauche la joue modeste - «nous n’avons pas la prétention d’incarner l’alternative» -, il s’agit bien d’engranger sur la «déception des militants» face «à la querelle, au jeu de ping-pong entre Royal et Delanoë , a assuré l’eurodéputé. Je n’ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l’autre». Après les avoir renvoyés dos à dos et dénoncé «le haut niveau d’improvisation que l’on entend à la droite du PS». «Il n’y a pas beaucoup d’audace, dans les contributions de l’un ou de l’autre, à nous régurgiter des solutions expérimentées dans les années 90», a-t-il ajouté. Taclant le «blairisme parfaitement ringard» de Delanoë pour qui «le passé de la social-démocratie européenne ferait office d’avenir pour le PS», Hamon a invité les socialistes «à rompre avec le discours CSP ++».

Elargir. Vocation majoritaire oblige, le NPS se recentre. Dénonçant un «discours du sacrifice insupportable» demandé aux classes populaires et moyennes, Hamon a prôné de «l’imagination pour penser de nouveaux droits et de nouveaux pouvoirs sans tomber dans le Grand Soir». Pour élargir son audience, le courant ne lorgne pas sa gauche : l’eurodéputé a renvoyé le sénateur Jean-Luc Mélenchon à «ses barbelés autour de la vraie gauche». Des discussions ont lieu, notamment avec les «reconstructeurs», amis de DSK, de Fabius et de Montebourg, avec Martine Aubry, «dont les mots sont doux à nos oreilles», a reconnu Benoît Hamon. Sauf que pour le NPS le «tout sauf Ségolène ou le tout sauf Delanoë ne peut être le ciment» d’un rassemblement majoritaire.

Reste à convaincre les militants que le congrès se prendra par la gauche.

Posté par Manouchon01 à 21:53 - Congrès de Reims, 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


22 mai 2008

La mixité à l’école écornée en douce

Un article paru dans Libé ce jour, sur un alinéa adopté en douce...
je n'ai pas le temps de le commenter, mais profondément laïque comme je suis, tout le monde aura compris ce que j'en pense...


Le Parlement vient d'adopter l’autorisation de cours séparés pour garçons et filles. Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux

VÉRONIQUE SOULÉ

QUOTIDIEN : jeudi 22 mai 2008

La mixité scolaire vient d’essuyer un mauvais coup. Sans crier gare, le gouvernement a fait inscrire dans la loi l’autorisation d’avoir des enseignements séparés filles et garçons à l’école. Ce qui n’était jusqu’ici qu’une simple possibilité - pendant les cours de sports notamment - prend ainsi valeur légale, ce qui suscite de sérieuses craintes sur un retour en arrière.

Officiellement, assure-t-on pourtant, rien ne change. Adoptée le 15 mai par le Parlement, la loi en question - sur la lutte contre les discriminations -, permet, dans l’alinéa 4 de l’article 2, l’«organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe». Mais il ne faut y voir aucun encouragement, souligne-t-on dans l’entourage du ministre de l’Education, Xavier Darcos : «Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l’enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo.»

«Boîte de Pandore»

Pour les opposants à cet alinéa, le gouvernement a bien ouvert «une boîte de Pandore» qui risque à terme de remettre en cause la mixité et même la laïcité du système français. «On peut attendre des demandes pour des séances séparées de piscine - notamment de communautés religieuses intégristes; certains peuvent aussi réclamer des cours de maths séparés car les garçons sont déconcentrés par les filles, s’insurge la sénatrice communiste Annie David. Et pourquoi pas revenir au cours de couture pour les filles et de mécanique pour les garçons?»

La mixité scolaire a été instaurée à partir des années 60 dans le primaire puis dans le secondaire. Aujourd’hui elle concerne plus de 90 % des établissements. Elle est régie par le code de l’éducation selon lequel les écoles «doivent contribuer à la favoriser». Mais elle n’est pas un principe absolu ni une obligation, et souffre d’exceptions. Quelques écoles privées, notamment des internats - scolarisant guère plus de 10 000 élèves - n’accueillent que des filles ou que des garçons. L’enseignement public est mixte, excepté les maisons d’éducation de la Légion d’honneur, internats de filles au statut particulier.

Les professeurs peuvent toutefois décider de faire des groupes distincts, en éducation physique et sportive (EPS) et parfois pour les cours d’éducation sexuelle lorsque l’ambiance dégénère dans la classe. «Tout se passait bien, pourquoi dès lors imposer cet alinéa?» s’interroge Annie David. Pour les élus socialistes et communistes, il était nul besoin de l’introduire à moins de poursuivre un but non avoué. Les directives européennes ne parlaient en effet nulle part d’éducation.

Hypothèses

Toutes les hypothèses sont dès lors échafaudées. Le gouvernement est notamment soupçonné d’avoir voulu faire une fleur aux écoles catholiques les plus réactionnaires, dans la droite ligne du discours de Latran de Nicolas Sarkozy estimant que l’instituteur n’arriverait jamais au niveau du curé pour inculquer des valeurs aux enfants. Défendant le texte, la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano a, elle, affirmé qu’il fallait protéger des établissements comme la Légion d’honneur.

Loin des bruyantes réformes prisées par le gouvernement, l’histoire de cet alinéa ressemble à un coup en douce. Perdu à la fin d’un article, il est d’abord passé quasi inaperçu. Présentée en «urgence déclarée», la loi n’a eu droit qu’à une seule lecture dans chacune des chambres. C’est au Sénat que les débats ont été les plus vifs. La commission des affaires sociales, présidée par l’UDF Nicolas About, a même adopté à l’unanimité un amendement demandant la suppression de l’alinéa. La rapporteuse, l’UDF Muguette Dini, y était aussi hostile. Durant le vote le 9 avril, elle s’est toutefois prudemment abstenue alors que Nicolas About faisait volte-face. Comme si le gouvernement avait usé de tout son poids pour faire passer son alinéa.

«Contexte inquiétant»

Dès le 14 avril, la FCPE, première fédération de parents d’élèves, classée à gauche, a dénoncé la loi qui permet «aux particularismes religieux d’organiser la séparation des filles et des garçons pour tel ou tel enseignement» et qui va à l’encontre de «l’éducation à l’égalité». Les syndicats enseignants, si chatouilleux sur la laïcité, sont restés étrangement silencieux. «On avait un peu la tête ailleurs, reconnaît Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, il peut être utile pédagogiquement, à un moment donné, de faire des groupes séparés. Mais ce texte ouvre des possibilités et le contexte est inquiétant. Une chose est sûre : on s’opposera à toute remise en cause de la mixité.» «Sur le principe, ça nous pose problème, explique Luc Bérille du syndicat SE-Unsa, nous allons attendre les décrets d’application qui parfois tempèrent les choses.»

Beaucoup s’interrogent : quelle mouche a donc piqué le ministre Xavier Darcos ? S’il a cédé aux sirènes conservatrices dans sa réforme des programmes du primaire, il a toujours manifesté sa volonté de combattre le sexisme à l’école et a pris des mesures. «Il est impossible que des individus se saisissent de la loi pour imposer des classes non mixtes, affirme-t-on au ministère, car seule l’institution peut décider d’un enseignement séparé.» «C’est vrai, réplique la sénatrice communiste Annie David, mais on a déjà vu des institutions céder sous la pression.»

Posté par Manouchon01 à 21:46 - politique générale - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

Analyse des 35h

Un article paru dans Libération, qui analyse bien ce que sont les 35h, pourquoi elles on été mises en place et pourquoi ce serait une erreur que de les remettre en cause...

Idées fausses sur la durée du travail

Pierre-Alain Muet   député PS de Lyon, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique.

QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008

Il est de bon ton, y compris parfois à gauche, de critiquer la réduction du temps de travail, laissant ainsi le champ libre à la vaste offensive que Nicolas Sarkozy conduit contre les 35 heures. Que la mise en place des 35 heures ait engendré des situations difficiles dans certains secteurs comme l’hôpital est indéniable. Mais la réalité est que la durée hebdomadaire du travail n’est pas plus faible en France que dans les grands pays industrialisés, que sa réduction va dans le sens de l’histoire, du progrès, qu’elle a profondément contribué à la création d’emplois et que sa remise en cause à travers l’usine à gaz des heures supplémentaires ne répond à aucun des vrais problèmes de l’économie française. Dans cette obsession, Nicolas Sarkozy commet une triple erreur : une erreur de diagnostic, une erreur économique et une erreur historique.

Une erreur de diagnostic, car l’idée que la France travaillerait moins que les autres pays européens est en totale contradiction avec les faits. Selon l’enquête de l’institut européen Eurostat, la durée hebdomadaire du travail en 2007 de l’ensemble des actifs était de 37 heures en France, pour 37,3 heures dans l’Europe des Quinze. C’est presque une heure de plus qu’en Allemagne (36,2 heures), une heure et demie de plus qu’au Danemark (35,5 heures) et dans les pays nordiques, et presque cinq heures de plus qu’aux Pays-Bas (32,2 heures). La durée hebdomadaire du travail est également plus élevée en France qu’au Royaume-Uni où, après avoir fortement baissé, elle s’établit à 35,8 heures et surtout qu’aux Etats-Unis (33,7 heures).

Une erreur économique, car en incitant les entreprises à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à l’embauche, cette politique tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, mais aussi les seniors qui se retrouvent en préretraite sans l’avoir demandé. Elle ne change rien pour le million de salariés à temps partiel contraint qui gagnent peu et voudraient bien travailler plus, mais ne décident pas de leur temps de travail. Et en ne se préoccupant que de ceux qui ont un emploi, elle accentue les deux défauts de notre économie : nous sommes le pays où l’on travaille le plus entre 25 et 55 ans, et le moins après 55 ans.

Or, c’est précisément dans la période où, notamment avec la réduction du temps de travail et les emplois jeunes, la France a créé massivement des emplois (2 millions de juin 1997 à juin 2002), que notre pays a commencé à rééquilibrer l’activité des différentes générations d’actifs, même s’il reste encore un très long chemin à parcourir.

Une erreur historique, car toute l’histoire du développement économique depuis la révolution industrielle est une augmentation continue de la productivité du travail conjuguée à une baisse tout aussi continue de la durée annuelle du travail. On produit en une heure de travail vingt fois plus qu’en 1870 et on travaille deux fois moins longtemps. Ce qui caractérise le développement économique dans tous les pays, c’est en effet le temps libéré et le développement des loisirs et du secteur non marchand. La dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe l’atteste : c’est dans les pays les plus développés que la durée du travail est la plus faible et dans les plus pauvres qu’elle est la plus longue.

Il est temps d’avoir une vraie réflexion sur l’organisation des différents temps de la vie. La tendance séculaire à la réduction de la durée annuelle du travail est appelée à se poursuivre. Et le progrès, c’est de travailler moins au cours d’une année. Le véritable progrès ce sera d’ailleurs une interpénétration plus forte entre ces différents temps : la formation, le travail, le loisir, et non comme aujourd’hui leur succession brutale au cours du cycle de vie.

Plutôt que de perpétuer le débat idéologique qui a ponctué toutes les avancées sur la réduction du temps de travail depuis la loi de 1841 limitant le travail des enfants, il serait préférable de donner toute sa place à la négociation sociale. Car c’est elle qui permettra d’avancer réellement vers le temps choisi et de résoudre, par exemple, cette particularité française qu’une part importante des salariés à temps partiel le sont contre leur gré, alors qu’un nombre tout aussi élevé de salariés à temps plein souhaiteraient travailler à temps partiel choisi.

Posté par Manouchon01 à 13:48 - politique générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mai 2008

les 35h ont 10ans!

Il y a 10 ans, l’Assemblée Nationale votait les lois Aubry sur les 35 heures. Application d’une des mesures phares du programme Jospin de 1997, les lois Aubry ont permis de révolutionner l’organisation du travail au sein de l’entreprise, de recréer le dialogue social et de créer entre 150 000 et 350 000 emplois suivant les sources La réduction du temps de travail est une tendance historique. Aujourd’hui les Français, employés comme patronat, ne veulent pas revenir sur cet acquis social qui a permis à chacun d’organiser sa vie, personnelle et d’entreprise, en fonction des RTT.

Le gouvernement accuse les 35 heures de tous les maux. Ils oublient que sous l’ère Jospin nous avons crée 2 millions d’emplois, nous étions en haut de la classe européenne. A l’inverse aujourd’hui et alors que la droite et Nicolas Sarkozy sont au pouvoir, et ce depuis 2002, nous sommes en queue de peloton. Il y a bien entendu quelques ratés qu’il faut corriger mais n’oublions pas que nous sommes le deuxième pays ayant le plus d’investisseurs étrangers.

Dans notre région, nous avons eu TOYOTA à Valenciennes, Decathlon réimplante une usine de vélo à Lille… Et on pourrait continuer la liste des entreprises de dimensions internationales qui choisissent la France comme lieu d’implantation industrielle. Alors soyons fiers des 35 heures, outil d’émancipation sociale, outil valorisant la valeur travail, outil permettant de créer des emplois. De plus, les 35 heures, en permettant aux employés et cadres de disposer de plus de temps pour eux, a augmenté le taux de compétitivité des entreprises françaises de 7% ! Non les 35 heures ne sont pas un frein à la compétitivité, au contraire, non les 35 heures ne détruisent pas l’emploi et ne provoquent pas de délocalisation, elles attirent au contraire les investissements et des grandes entreprises industrielles innovantes, qui savent que le vent des délocalisations est en train de tourner. C’est pour toutes ces raisons que le MJS réaffirme sa volonté de défendre les 35 heures dans ce pays, d’exporter cet acquis social à travers l’Europe mais également continue de se battre pour promouvoir les 32 heures et ainsi se battre pour la société du temps libéré !

Ci-apprès, une vidéo interview de Martine Aubry, interrogée sur les 35 heures et sur leur éventuelle remise en cause par le Gouvernement Fillon-Sarkozy. Elle est aussi interrogée sur le Congrès du PS, et sur les candidatures déclarées de Bertrand Delanoë, et Ségolène Royal.
Le MJS Nord rappelle que ce Congrès ne doit pas être un affrontement entre deux écuries présidentielles, mais bien l’occasion de développer un projet global de société, et ceci ne peut passer que par un travail de fond de tous les militants !! Ne nous arrêtons pas aux personnes politiques, et élaborons ensemble un projet ! Il ne faut pas faire juste du participatif pour le mot, mais bien aller au fond des choses pour proposer une vision de la Société susceptible d’emporter l’adhésion de tous les Français !


Cliquez sur l’image pour voir l’interview

Posté par Manouchon01 à 14:52 - politique générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2008

Isère: la police fait le ménage avant la visite de Sarkozy

Article de LibéLyon...de pire en pire!

Après le ménage à Lille, le voici à Vienne!

Quand la police saisit tracts et journaux pour une visite de Nicolas Sarkozy

POLITIQUE - La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour  participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un photographe...

Photos : JPK

Carnetlcr

Fouille du sac d'un militant

Pile_tracts_5

Une pile de tracts saisis


Menottage_2
Menottage d'une militante qui a refusé de donner ses tracts


Arrestation_3 Arrestation de la même militante

Posté par Manouchon01 à 20:28 - politique générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 mai 2008

Triste anniversaire...

6 mai 2008, 6 mai 2007...1 an, 1 an depuis cette envie de vomir, cet état d'ivresse (au sens propre du terme:bourré) sans avoir bu quoi que ce soit, ce dégoût, cette honte de l'image qui, depuis, représente la France...un an donc, de sarkozysme, de "droite décomplexée", de "rupture", mais pas celle attendue: 1 an de rupture SOCIALE, répondant au principe "diviser pour mieux régner".

Un petit clin d'oeil joyeux en ce triste jour...: c'est aujourd'hui l'anniversaire de mes 1 an au MJS!!

Je ne reviendrai pas en détail sur les réformes de ce "gouvernement" (entre guillemets car tout le monde sait que les ministres et secrétaires d'Etat ne sont pas libres de leurs gestes et paroles, ils ne font qu'appliquer ce que le Président-Soleil leur demande--j'allais dire ordonne--). J'en citerai juste quelques unes qui m'inquiètent particulièrement (la liste serait trop longue): tests ADN, quotas pour l'immigration, (comme dit Pécresse, elle comprend "les partisans de la régularisation massive" mais ce n'est pas possible avec "un FN à 15%"!...sans commentaire, ça illustre bien la politique suivie nationalement en ce moment...), suppression de nombreux tribunaux, comme ça il sera encore plus difficile de se défendre, sachant que tout le monde ne peut pas forcément se déplacer sur de longues distances..., franchises médicales, notamment suppression du remboursement des lunettes (on se rappelle du candidat Sarkozy qui avait dit que le remboursement des lunettes devait atteindre 50%, car on ne choisit pas d'en porter...encore une de ses contradictions!)...le "président du pouvoir d'achat"...on a vu ça! A part le sien, il ne l'a pas vraiment augmenté!(et l'a même diminué, avec toutes les nouvelles franchises), autre contradiction: "Je serai le Président des Droits de l'homme", rien ne le fera faire passer l'économique devant le politique, il avait dû oublier ce principe en Chine (séjour durant lequel il a refusé d'emmener sa secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme), en France pendant le séjour de Khadafi (et j'en passe!), dernièrement, c'est à l'Education nationale qu'il s'en prend, on minimise les programmes, on retire des heures de cours, tout ça seulement en vue de faire des économies! et donc, on supprime des postes, 11 000, en plus de tous ceux déjà supprimés auparavant, et notamment dans les académies les plus défavorisées, les plus en retard en termes de proportion de diplômés, comme c'est le cas ici dans le Nord...c'est triste, cette manière de vouloir faire de la jeunesse des personnes auxquelles on n'apprend pas à penser, somme toute des êtres soumis, ça me rappelle certaines expériences peu réjouissantes...
Je pense qu'un pays développé doit avoir un système de santé et une Education nationale dignes de ce nom!

Quant aux Droits de l'homme, oubliés, sinon bafoués, voici un article paru dans Libération ce mardi, à propos des inquiétudes de la Ligue des Droits de l'Homme, justement!

Un an de sarkozysme, la Ligue des droits de l'homme s'alarme


Le rapport de la Ligue des droits de l'homme, qui sera rendu public demain, dresse un tableau alarmant de la situation en France après un an sous le régime Sarkozy.

QUOTIDIEN : mardi 6 mai 2008

 

Pour la cinquième année consécutive, la Ligue des droits de l’Homme publie le mercredi 7 mai son rapport sur «L’état des droits de l’homme en France» (La Démocratie asphyxiée, La Découverte, 128 pp., 10 €). En six chapitres précis et documentés, les militants de la LDH y dressent un tableau particulièrement alarmant des atteintes aux libertés et aux droits sociaux par la «République selon Sarkozy», alors que le Président fête son premier anniversaire à l’Elysée. En exclusivité pour Libération, ils ont rédigé la synthèse de leur travail et livrent leurs conclusions.

Une démocratie exemplaire ? «Rupture»…  avec les valeurs  républicaines

    

On peut rompre avec tous et avec tout, sauf avec sa propre politique: les "lois Sarkozy" du précédent quinquennat sont toujours là. Pourtant, le 6 mai 2007 a constitué un saut qualitatif dans la forme du politique, comme sur nombre de points fondamentaux. L’Etat est désormais géré comme une entreprise personnelle par un "président-Soleil", dans une ambiance jet-set décomplexée. Le présidentialisme a muté en "monarchie élective", à laquelle aucune institution ne résiste : ni le gouvernement de "collaborateurs" à faire noter par un cabinet privé, ni le Parlement paraphant sa dose hebdomadaire de "réformes" ficelées, ni la justice dont la ministre explique qu’elle est rendue "au nom de la légitimité suprême des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l’autorité". "Ainsi veut le roi, ainsi veut la loi" ? Et le peuple français se réduit-il à la majorité présidentielle ? Rupture, oui, dans la désinstitutionnalisation du pouvoir, l’autoritarisme personnalisé et la privatisation du politique. Rupture, au bout du compte, avec les valeurs républicaines.»

Le droit à l’éducation et à la sûreté pour nos enfants ? Fichons ces graines de délinquants !

«Le fichier "Base-élèves" est un bon exemple des pratiques de fichage systématisé et du nouveau contrôle social. Tandis que le ministère de l’Education nationale fait le forcing pour convaincre les directeurs d’école de ses mérites, les parents d’élèves découvrent avec stupeur que ce fichier permettra de conserver pendant quinze ans quantité d’informations sur leurs enfants. Les décrets relatifs à la loi "de prévention de la délinquance" commencent à sortir et les maires sont désormais habilités à se constituer une base de données à partir des informations qu’ils auront récoltées auprès des directeurs d’école, des caisses d’allocations familiales et des inspecteurs d’académie.
La LDH et ses partenaires demandent que les différents fichiers qui relèvent de l’Education nationale fassent l’objet d’une information préalable aux parents, d’un débat démocratique sur leur contenu et présentent des garanties quant à la confidentialité et aux possibilités de centralisation ou d’interconnexion des données enregistrées. Une exigence minimale.»

Et les droits universels pour les migrants ? La traque et la peur pour des «sans-droits»

«Baba Traoré, qui s’enfuit à la vue d’un contrôle de police et qu’on retrouve noyé : voilà le dernier mort de la guerre que le gouvernement mène contre les sans-papiers. Préférant ignorer qu’une partie de l’économie repose sur l’exploitation au travail de ces hommes et femmes de l’ombre, cette guerre est conduite au nom d’une idéologie, celle de la "menace" que ferait peser l’immigration sur l’"identité nationale". Et d’un projet politique : fidéliser sur cette base l’électorat d’extrême droite. Cette idéologie mobilise comme jamais les préfectures, encouragées à faire du chiffre au détriment de l’examen des situations humaines, et les forces de police, entraînées vers des dérives qui traumatisent nombre de fonctionnaires : arrestations au domicile et en préfecture, rafles, brutalités dans les centres de rétention…
Mais elle suscite aussi ses objecteurs de conscience et ses résistants : les sans-papiers eux-mêmes, qui luttent pour leurs droits, et les citoyens, ces "innombrables" qui refusent la xénophobie d’Etat et dont la solidarité dessine un autre visage de notre société.»

La sûreté pour tous ? La prison pour toute réponse !

«Nicolas Sarkozy, chantre de la réforme, a échoué sur l’économique et le social. Alors il alourdit la politique sécuritaire qu’il développait depuis 2002. Ça coûte moins cher et ça paie plus. En cinq ans, quarante lois ont bouleversé le Code de procédure pénale et trente ont désarticulé le Code pénal. Les principes fondamentaux de la responsabilité pénale et des garanties judiciaires s’estompent. Au point que, lorsque le timide Conseil constitutionnel ose rappeler cette pierre angulaire de notre droit qu’est le principe de non-rétroactivité des lois, le Président s’en offusque et tente de le contourner.
Rien ne prouve que cette frénésie législative ait fait baisser la délinquance ; mais depuis l’élection présidentielle, le nombre de détenus est passé de 60 571 à 63 211 - pour toujours 50 207 places. Le contrôleur général des prisons n’est toujours pas nommé et la loi pénitentiaire s’éloigne. Mais on construit de nouvelles prisons, y compris pour les enfants.»

La France des droits de l’homme dans le monde ? Atlantisme et ethnocentrisme

«En fait de droits de l’homme, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy mêle un immobilisme qui l’entraîne à choyer les "amis" habituels, fussent-ils peu fréquentables, et une démarche qui le rapproche de la thématique de la guerre des civilisations. Derrière la façade des états d’âme de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, rien n’a changé dans les rapports entre Paris et les vieux clients-fournisseurs de la France que sont Ben Ali, Bongo, Sassou Nguesso et tant d’autres. En revanche, le retour dans le giron atlantiste s’accompagne d’un discours sur le monde musulman qui le désigne comme l’ennemi des valeurs du monde occidental, et d’un discours sur l’Afrique qui reproduit les clichés coloniaux les plus éculés. Le choc des civilisations et le complexe de supériorité résument la vision de Nicolas Sarkozy, comme son ministère de l’Identité nationale en fait foi, jusqu’à la nausée : politique étrangère et politique intérieure se rejoignent dans l’inacceptable.»

Posté par Manouchon01 à 13:37 - politique générale - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2008

Week-end MJS-CCR

Beaucoup d'a priori, de stress avant ce week-end. Faisant partie du CCR (Comité de Coordination Régionale), il fallait que tout se passe bien, d'autant qu'il n'y avait plus eu de telles réunions avec le Pas-de-Calais depuis longtemps, et que le national était là...
Au programme: politique des âges
                               méritocratie et éducation
                               fiscalité, allocation d'autonomie
                               répartition des richesses, point économie
                               laïcité
                               point politique, actualité, TAG, courants

(fin dimanche à 14h...fatiguée!!)
Finalement, cette formation fut intéressante et a permis de connaître un peu des camarades du Pas-de-Calais et des secrétaires nationaux...Après tout ça, je vais bien dormir ce soir! (et reprise des cours demain...:()
Pour les photos et vidéos de ce week-end, à voir bientôt sur le site du MJS Nord, qui est d'ailleurs tout nouveau, tout beau! Bravo à Adrien!

Posté par Manouchon01 à 17:39 - MJS / PS - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1